Delirium, Livre 1.

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Auteur : Lauren Oliver
Editeur : Le livre de Poche, collection Blackmoon
Publication : Février 2011
Pages : 452


RESUME :

Lena vit dans un monde où l'amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les adultes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « la Procédure », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l'amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu'il n'y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes…
« Ils prétendent qu'en guérissant de l'amour nous serons heureux et à l'abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu'à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l'amour ne serait-ce qu'une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »

CHRONIQUE :

Ma note : 3/5

Je sais que cette saga a une réelle réputation et de nombreux fans, mais pour ma part, mon avis est pour le moins mitigé.
Ce domaine de lecture (une dystopie axée sur la romance) n'est pas ma prédilection à la base, je tiens à le souligner pour modérer mes propos. Ceci étant il y avait tant de bruit autour que j'ai voulu lire par curiosité.

L'auteure prend la voix de Lena pour nous emmener dans son monde de manière fort poétique. Les phrases sont belles, les mots coulent, la fluidité est omniprésente. L'emploi du présent pour la narration, qui peut parfois me gêner, passe ici très bien, d'autant que Lena s'adresse directement à nous.

Lena va bientôt avoir 18 ans. Dans son monde l'amour est considéré comme la pire des maladies. Mortelle. Mais lorsque l'on parle de l'amour on parle au sens large, ce qui veut dire que tous les sentiments d'amour, d'affection, d'attachement, de joie sont interdits... Musiques, films, lectures, sont contrôlés. Pas d'apocalypse ni de guerres ici, mais un monde terrifiant tout de même.

Pour empêcher la maladie de se déclarer , cette terrible "amor deliria nervosa", les jeunes subissent une opération à leur majorité afin de leur supprimer toute émotion jugée hostile... Si vous passez sur les cas loupés, vous finissez par être un citoyen modèle, qui sera apparié (marié) en fonction d'une évaluation et fera un nombre d'enfants déterminé par sa position sociale et ses revenus. L'éducation desdits enfants se fait parce qu'il est écrit dans "Le Livre des Trois S" (doctrine à suivre scrupuleusement) qu'il faut le faire et comment le faire. Une fois opéré, vous vivez paisiblement et sereinement . Plus d'inquiétude ou de tristesse à cause des autres. Mais plus d'amour, plus de joie en compagnie de  vos amis, plus de grandes rigolades et de soirées passées à refaire le monde autour d'un verre. Non, vous devenez un citoyen modèle, les yeux dans le vide. Les enfants sont donc, même si ils ne sont pas encore opérés, parfaitement conditionnés par une éducation dénuée d'amour et de spontanéité.

Extrait :

"Je me souviens combien elle aimait chanter en nous faisant sauter dans l'océan, lorsque nous nous baignions sur la plage près de la promenade côtière. A l'époque, j'ignorais à quel point c'était inhabituel. Les autres mères apprennent à leurs enfants à nager. Les autres mères baignent leurs bébés, leur mettent de la crème solaire pour les protéger des brûlures et font tout ce qu'on attend d'elles, ainsi que l'expose la partie consacrée à l'éducation des enfants dans le Livre des Trois S.
Mais elles ne chantent pas."


Lena, pas plus téméraire qu'il ne faut, attend donc son opération avec envie, ayant peur d'être contaminée. Elle et sa meilleure amie Hana passent leur journées comme toutes les lycéennes. Pour elles, l'opération est un passage de leur vie et "tout ira mieux après". D'autant que la mère de Lena était malade, et c'est ce qu'il l'a tuée. La jeune fille est donc convaincue du bien fondé du Protocole, convaincue de la menace de l'amor deliria nervosa.

Extrait :

" Certains d'entre nous, les chanceux, auront l'opportunité de prendre un nouveau départ, sur des bases inédites, meilleures. Ils seront guéris, complets, parfaits, pareils à une plaque de fer déformée qui ressort de la forge rougeoyante, , étincelante et aussi tranchante qu'une lame de rasoir.
C'est tout ce que je désire, tout ce que j'ai jamais désiré. C'est la promesse de la guérison."


Jusqu'au jour où...

Jusqu'au jour où Hana, moins persuadée que Lena du côté parfait de leur société, va la convaincre de passer outre les panneaux "interdit" pour aller traîner auprès des Labos. Et Lena accepte, car une part d'elle même se dit que tous ces moments de bonheur en compagnie de Hana ne peuvent être mauvais, elle ne veut pas les perdre. Quant à écouter de la musique ça peut pas vraiment faire de mal... Et puis c'est pas de sa faute si elle préfère le gris au bleu... Que penser? elle accepte donc d'enfreindre la loi, pour Hana. Et ce jour, Lena fera la connaissance d'Alex. Alex, qui va la faire changer d'opinion. Tout doucement. Mais sûrement. Et un événement désagréable va contribuer à ce changement... Et si les sentiments n'étaient pas toujours source de douleur mais aussi de joie et de bonheur?

Les trois personnages principaux de Lena , Alex et Hana sont très intéressants et attachants. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, comme la petite Grace ou la tante de Lena, Carol, Invulnérable modèle.

a noter qu'au début de chaque chapitre vous lirez de courts extraits permettant au fil des pages de mieux appréhender la mentalité régnant en Amérique.
Malgré un livre qui ne prône pas l'action, je ne peux pas dire que je me sois ennuyée loin de là, même si certains passages me paraissaient répétitifs.

Même si la fin du livre s'accélère et nous permet un peu plus d'action, je dois avouer avoir été extrêmement déçue par les dernières pages. Je n'ai pas compris les choix de l'auteure, en totale inadéquation avec le reste du roman, qui mettait en avant des valeurs telles que loyauté, amour, amitié, joie... Cela m'a tout gâché.

Même si j'ai apprécié découvrir ce monde, j'avoue que je ne lirai certainement pas la suite, puisque 1, la fin m'a déçue, et 2, pour moi un tome est largement suffisant pour ce genre de thème...

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Pour lire un extrait : 



Délirium, tome 1, extrait.
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