Vampire Story, Tome 1 : 13 balles dans la peau.

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Auteur : David Wellington
Editeur : Milady
Parution : Avril 2012
Pages : 448


RESUME :

Ont-ils vraiment tous disparu ?
Selon les rapports officiels, tous les vampires sont morts.
L'agent fédéral Arkeley s'est débarrassé du dernier dans les années 1980, à l'issue d'un combat qui a failli lui coûter la vie.
Pourtant, lorsque Laura Caxton, de la police d'État, appelle des renforts en pleine nuit à la suite d'un contrôle de routine qui a mal tourné, le FBI décide de tirer Arkeley de sa retraite. Il est en effet le seul à savoir qu'un vampire a survécu : une femme, qui croupit dans un asile abandonné. Arkeley la soupçonne de manigancer le retour en force des damnés.
Et comme Caxton va vite s'en rendre compte, il ne s'agit pas de créatures d'opérette, mais de véritables machines à tuer.
Ces vampires-là sont des monstres, des vrais.

CHRONIQUE :
(25 Novembre 2014)

Sombre et palpitant, le premier tome de la saga Vampire Story est un vrai régal. "13 balles dans la peau" est un thriller fantastique et haletant, sans aucun répit.

Il y a vingt ans de cela, l'agent Arkeley pensait avoir dézingué le dernier vampire, au cours d'un combat flippant. Enfin presque. La toute dernière de sa race, sous prétexte qu'elle était humaine, est enfermée à perpétuité, sans possibilité de mise à mort. Du coup, Arkeley la surveillait du coin de l'oeil, pensant que les vampires n'étaient plus qu'un mauvais souvenir.
Malheureusement, de nos jours, l'agent Caxton, simple soldat de la patrouille routière, va tomber sur un bien étrange cas. Cas qui nécessitera la remise en service de l'agent spécial Arkeley.
Cette affaire les entraînera dans une traque à mort où les deux mots d'ordre seront extermination et survie...

J'ai tout simplement adoré ce livre, qui ne faiblit à aucun moment. Dynamique, bourré d'action et de rebondissements, imprévisible et sombre, il s'agit là d'un véritable page-turner.

L'auteur nous offre des vampires qui sont de vrais monstres, sans pitié et assoiffés de sang. Ici, aucun charme, loin s'en faut, il suffit de savoir ce qu'ils deviennent durant la journée. Car oui, David Wellington a remanié le mythe du vampire, pour nous donner du sanglant. Des vampires à la peau glabre, aux dents acérées, à la résistance surnaturelle et à l'esprit dérangé. Des vampires qui sont des monstres, pas des séducteurs. Qui se créent des larbins : les demi-morts. Diurnes, froussards  et décomposés, mais extrêmement dangereux de par leur nombre.

"Avec un bruit atroce et répugnant, sans cesser de me lancer ce regard moqueur qui me paralysait, il a vomi un quart de litre de sang dans le cercueil. En plein sur le visage du cadavre. Les mains sur les côtes, il a rendu, rendu et encore rendu jusqu'à ce que le crâne trempe dans un bain de sang grumeleux."

Au niveau des personnages, l'agent Arkeley sait se rendre particulièrement désagréable. Aveuglé par son désir d'éradiquer les vampires, et surtout la dernière d'entre eux, tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins, même les dommages collatéraux. Il est condescendant avec la pauvre agent Caxton, qui elle, débarque dans cette affaire sans rien y comprendre. Cela rend la jeune femme plutôt attachante. La pauvre policière s'est vue transférée de la patrouille routière à la traque sans relâche de monstres. Elle n'hésite pas à annoncer sa peur ou sa douleur, et ne recevra en réponse que condescendance de la part de son supérieur temporaire. Pourtant sa détermination et son courage la pousseront à continuer toujours plus loin. Peut-être trop...

"Vous allez vous endurcir, un point c'est tout. Je n'ai pas le temps de trouver un autre partenaire. Je n'ai pas le temps de faire comprendre à quelqu'un d'autre à quel point ce jeu peut-être dangereux."                                                                                [Arkeley]

"La scène qu'elle découvrit n'avait aucun sens. Son cerveau refusait de l'accepter. L'odeur continuait à narguer sa raison. Ce n'était pas bon, vraiment pas bon. Pire, c'était mal. La partie reptilienne de son cerveau savait que cette odeur signifiait "mort". Cette partie-là en savait assez pour vouloir s'enfuir. Elle la sentait se tortiller à la base de son crâne, essayer de s'échapper en rampant le long de sa colonne vertébrale."

A tous les lecteurs en quête de frissons et de suspens, sans peur du sang. Un scénario puissant et original, un mythe travaillé, un rythme effréné, un livre génial.

NB : j'apprécie les notes du traducteur, qui visiblement, en plus de traduire, connaît les USA et nous donne pas mal d'infos pour comprendre des détails de la vie là-bas (lieu, nourriture, habitudes etc...).
NB : Je pense que la série est composée de 4 tomes, si je ne dis pas de bêtises.

"Des cadavres. Des tas de cadavres. C'était pire que le chalet de chasse. Les cadavres pendaient du plafond par les pieds, les bras ballants. De l'eau dégoulinait de leurs doigts sur le sol. Ils étaient fixés aux murs, maintenus en place par des agrafes métalliques géantes qui avaient eu le temps de rouiller. Ils étaient recroquevillés dans les coins comme s'ils voulaient se protéger de la lumière ou être prêts à tendre leurs bras en décomposition pour se défendre si jamais Caxton s'approchait. Ils étaient ficelés sur place, maintenus en position."


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