Sainte Marie des Ombres, Tome 2 : L'enfant des ténèbres.

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Auteur : Sophie Dabat
Editeur : Bragelonne, collection Snark
Parution : Juillet 2014
Pages : 332


RESUME :

« J'ai gagné. J'ai survécu. Le sang dans ma bouche a goût de victoire. Allez tous vous faire foutre. »

Marie a besoin d'air, et de temps, pour panser ses blessures, et la route offre ce dont elle a tant manqué : tranquillité, liberté et solitude. Mais on peut aussi y faire de mauvaises rencontres...
Contrainte et forcée, Marie va devoir renouer avec ses origines nomades. Fera-t-elle le choix de plonger encore plus profondément dans sa propre histoire et remuer le couteau dans la plaie de ses traumatismes ?
Elle ne pourra compter que sur elle-même, et Cullan, pour surmonter l'épreuve du sang et des ombres. À moins qu'elle pactise avec ceux qu'elle a cru pouvoir repousser dans les recoins obscurs de son passé.

CHRONIQUE :
(08 Décembre 2014)

Voici la suite de la très bonne saga "Sainte Marie des Ombres".

Marie / Lily a besoin de se remettre de ses émotions. Pour cela elle prend son chien, son van, et part faire une tournée des studios de tatouage, en guest.
Mais son passé va refaire surface, et la rattraper, sous les traits des clans nomades...

J'ai été très surprise de cette incursion dans la vie des nomades. Comme pour le milieu du tatouage, Sophie Dabat sait nous immerger dans un monde particulier, l'ambiance et l'état d'esprit qui l'accompagnent. Ce sont des univers rarement abordés et cette originalité bienvenue est rafraîchissante.
Ici, on retrouve Anne et Ballard, dont les réactions m'ont faite hurler... Je peux encore trouver une cohérence à l'esprit de Ballard, mais Anne.... c'est injustifié et j'avais juste envie de la baffer... 

Au sein du clan nomade, il faudra beaucoup de patience et d'énergie à Marie pour se tirer d'une situation inconfortable. Eh oui, Marie fera de son mieux pour prendre son mal en patience, sans pour autant perdre sa gouaille, son humour piquant, son sens des négociations... et ses poings. En effet, Hammer Marie fera son retour ...
J'aime toujours autant le personnage inimitable et inimitée de Lily... L'écriture de Sophie Dabat est talentueuse, et nous avons l'impression de converser avec la jeune femme tout au long du roman. Cette femme si forte, implacable, cachant un coeur immense et une fragilité certaine sous trois couches d'acier trempé... Je suis conquise. Je tiens aussi à noter l'apparition d'un deuxième personnage ici, qui est Djuka, nomade, chef d'un gang de motards. L'auteure aime les femmes fortes, au vécu douloureux, façonnées dans la douleur et le manque de compassion. Je pense que Djuka sera présente dans la suite, et ce personnage est, je pense, bourré de potentiel.

La première partie du roman est très sympa, même si à la fin, j'avais hâte qu'un certain événement arrive (oui j'étais sûre qu'il arriverait ! ). Et bingo, je n'ai pas été déçue ! A partir de ce moment, le roman est devenu explosif, nous emmenant des dans un maelström d'actions. Cette deuxième partie est un gros coup de coeur !
Le seul petit point "négatif" que je pourrais noter, outre le fait que la première partie s'est finie à temps (juste avant qu'elle ne devienne trop longue), est que j'aurais aimé que les Dévorantes soient plus présentes, même si elles reviennent en force sur le final.

La fin donne sincèrement envie ce connaître la suite, grâce à l'état des faits et à l'apparition de nouveaux personnages en cours de roman (Djuka, Kerry...). Les relations entre les personnages se sont modifiées pour se renforcer ou au contraire se disloquer, et j'ai envie de continuer d'en apprendre sur cette évolution. L'auteure nous pose les bases de la suite qui paraît sincèrement alléchante. En revanche Sophie, si tu passes par ici, sache tout de même que je t'en veux à fond pour la mort d'un certain personnage, auquel je m'étais énormément attachée... Les larmes ont coulé et je me suis hurlée : mais comment as-t-elle pu ??? Mais sans rancune, et à bientôt pour la suite des aventures de Sainte Marie des Ombres !

"Par contre, je me méfie de Sydney comme de la peste. Sydney, c'est la gueule de fouine marquée par la petite vérole que j'ai défigurée. Il n'était pas bien beau avant, maintenant, il a une tronche de Quasimodo revue par Dhali et Freddy Krueger. Ca s'arrangera peut-être quand il aura cicatrisé, mais ça m'étonnerait, ça ressemble trop à du tartare pour pouvoir vraiment s'améliorer. Avec lui, je m'attends au pire."

 
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